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Marie-louise

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" Tu es la honte de la famille " Maman, 2016 Assiette Henriot avec citation manuscrite, 30 cm environ. Œuvre utilisée pour l’installation de l’artiste Damien Rouxel à l’exposition Lignes de vies – une exposition de légendes au MAC VAL à Vitry-sur-Seine du 30 mars au 25 août 2019. Le mur est   un champ à ratisser et à ensemencer. Travail méthodique presque laborieux de l’artiste Damien Rouxel pour trouver l’emplacement   de chaque pièce. Une parcelle de soi transmise de génération en génération dont on cultive l’héritage. Équilibre fragile qu’on ne peut plus trop bouger dans une sorte de nature morte où le quotidien côtoie parfois le sublime. Une liberté à retrouver dans des limites déjà fixées.  D'un côté, la gravité du père tenant les cordes des mains liées et de l'autre, la fantaisie libérée du fils prêt à exécuter une danse du ventre aux côtés de sa mère. Entre ces deux extrêmes bien balisés du masculin qui tient les ficelles et du fémi...

Les Estivants de Valeria Bruni Tedeschi

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Commencer une histoire en se faisant larguer par son mec le jour du divorce de son ex demande une certaine forme d’abnégation. Si on rajoute un avocat qui vous rappelle que la situation implique une tête d’enterrement et une sobriété de rigueur, on se met à douter de notre capacité de spectateur à pouvoir discerner le vrai du faux. Qui plus est, être réalisatrice et s’effondrer devant le jury du CNC chargé de vous accorder les fonds nécessaires et vous aurez toutes les cartes en mains pour ne plus savoir si le film auquel vous pensiez pourtant assister aura un jour les moyens d’exister.   Valeria Bruni Tedeschi est dans son film Les Estivants un   florilège de toutes ces contradictions. Mère et fille aussi, une voix implorante qui se transforme en fou rire, une prière dite sur le ton de la colère, Anna femme amoureuse et furie qui fait voler en éclats les convenances, tout ça en mieux et en pire à la fois. Son dernier film ne nous apprend rien que nous ne sach...

L'anniversaire

Mouline le passé Rumine Ressasser Fulmine le cétacé A présent se débiner Grise mine effacée Se tailler du rayon des mailles pas coton Ni bas nylon En douce filer Meunier tu dors Soudain vas trop vite Meunier tu dors Souvent bats trop fort Boum Boum Boum Tic-Tac Tic-Tac Tic-Tac Badaboum Panique Patraque A tout âge tatoué Les bébés dans les bras Les petits jouent à chat Les grands ados dansent Les adultes pensent Soirée bien arrosée Sur le château d’eau Le hula hoop fait sa révolution Dans la nuit sans plis La lumière bleue et les fumeurs sont sortis Les discussions vont bon train On trinque dans des gobelets en plastique On joue à l’équilibriste avec son assiette en papier Tout, il faudrait tout oublier Pour y croire, il faudrait tout oublier Paroles en italiques extraits de Tout oublier d’Angèle, album BROL, 2018

Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda

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Palme d’or au Festival de Cannes 2018 Une affaire de famille du réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda est un film élégant. La première image du film est floue. Il s’agit d’un magasin sans profondeur de champ, lieu des larcins d’un duo bien rodé à la manœuvre pour traquer les angles morts où les employés pourraient surprendre leur méfait.  Habile jeu de regards qui instaure le point de vue du réalisateur. Filmer en diagonales pour ne pas prendre en pleine face une réalité sans perspective. Fuir les évidences d’une vision frontale et prendre la tangente pour capter les laissés pour compte de la société. Le réalisateur n’hésite pas à forcer le trait. L’homme utilise l’enfant pour voler la nourriture quotidienne mais s’acquitte des 450 yens que réclame la vendeuse de rue pour les croquettes qui attisent leur gourmandise. Tout est dit. On ne vole que ce qui ne met pas en péril l’équilibre des autres. Il y a chez ces voleurs une part d’innocence qui rétablit la justice....